Dialogues dans les Bordures

Salut, dialogues, libres propos.

 

 

Encore          avant le Festival Pliant

 

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Ligne, mot-à-mot, en suivant les lettres, dialogue avec controverse. Intention, concision, impression.

Silence, parfait poème. 

Fin des dialogues, début des dialogues. Attendez-vous à un petit message. 

A bientôt. merci à toutes, merci à tous. 

jpr

 


 

Charles Baudelaire Enivrez vous par S Reggiani

 

 

 

 

 

Posté par Jean-Paul Raffel à 23:59 - Commentaires [19] - Permalien [#]


04 mai 2016

L'essaim pliant du champ secret

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Ce matin l'essaim à quitter le logis pour s'envoler vers un autre pays.  De Kergus à la Bergerie, elles partent m'ont-t-elles confiè, assister à la  conférence de l'historien Guy Avizou "Résister dans la France occupée, quelques itinéraires de résistants". Ces abeilles là résistent, croyez moi, leur survie dans un environnement si hostile en est la preuve. Elles vous apportent un témoignage d'espoir et de fraternité de Bretagne.

Posté par LouisK à 16:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 mai 2015

Il faut

Il faut

 

Il faut que nature plie un peu

que pleure le fauve de l'automne

que Judée se noie en Jourdain

 

Il faut que nature souffre un peu

que gèle l'arrondi de la margelle

qu'en procession le glacis s'incline

 

Il faut que nature rage un peu

que craquelle la terre tourmentée

que Thyphon s'épuise sur l'Olympe

 

Il faut que nature bourdonne à nouveau

que l'oiseau fabuleux se teinte de pourpre

que murmurent les saules doux pensants

 

Scarlett3

Posté par Scarlett3 à 19:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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15 avril 2014

Dit à l'ogre

 

Certains poèmes

sont des trous noirs

d’autres des miroirs

d’autres des cellules

photovoltaïques

 

 

Posté par Nausiphous à 23:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 avril 2014

Parlure


Nous marcherons avec notre silence
Nous garderons le silence dans les conversations
Nous parlerons mais d'autre monde
Nous entendrons, mais d'autres voix
Nous serons, mais différents
Nous marcherons sur le même chemin
même lieu, même pierres sous le pas, même souffles des branches
mais en silence, chaque fois
Entourés de doubles, d'habitudes, de promenades accoutumées
Nous marcherons sur le même chemin  
et nos ombres aux ombres enlacées chercheront leurs formes

Toi mon poète, ma mémoire
Toi, mon fou dans la colline
Toi ma tête étonnée 
Toi l'image devenue souvenir
Poète qui m'encombres et me guides
J'entends les poings sur les oreilles
La parlure et le manque
dialogue fort du silence.

© JPR

Parlure dialogue avec nos silences, entre les mots, les poèmes, entre les murmures

 

 


 

Fin des Dialogues pour cette fois. Septembre, nouvelle proposition, très différente. Amitiés à toutes et à tous. Désormais les Dialogues s'entendront au Festival Pliant. 

 

 

Posté par Jean-Paul Raffel à 23:58 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Fragments

Lèvres lentes
hantent
le silence des pierres
Hier

***

Justesse
                         de suspens
tresse
                      vos pans
de toile
                                 ou d'étoiles
Voile

***

T'imagines leurs corps
sous des dehors
discrets
Tu crées

© Michel B. 


 Un salut de Michel, depuis le puits4, aux poètes des Dialogues

Posté par Jean-Paul Raffel à 23:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

FIN

FIN

De l'encre noire des poèmes monte l'espoir.

fw

FIN salue Les Dialogues

Posté par flowhite à 23:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Bibliothèque des rêves

Bibliothèque des rêves

 

Un plongeon piqué dans la Loire

Dissolution dans le néant à bulles

Plongée dans un fleuve boueux

Menottes végétales aux chevilles

Comment expier mon crime

 

Maison délabrée sous la lune voilée

La chouette s’effraie de son cri

Un vieillard en loques ensanglanté

Entre dans ma chambre décrépite

Comment exorciser mon crime

 

Scènes de meurtre dans le désert

La mariée en pantalon noir

La main est séparée du mort

Orbite abrasée par le sable

Comment dissimuler mon crime

Tango

... 

Assassinée parce que de sang bleu

Je suis morte et ma mère ne pleure pas

Ma tête sous le bras, je vole

La mort en son château,

Pas de tombe pour Yseult

Comment léguer mon crime

Menuet

Clap de fin

 

© Fanfan@94  et ©Scarlett3

Rebonds : « Au chat qui pense », « La fille de l’ennemi  public numéro 1 », « fin des dialogues » de Raffel

Posté par Scarlett3 à 21:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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J'ai une araignée au plafond

J’ai une araignée au plafond

Dès le premier jour, au premier grattement

On s’est plutôt bien entendues

Elle prend des mots dans sa toile

Chaque soir, elle m’en lance un,

Je l’attrape au vol

 

Tenez lundi dernier,

« Galimafrée ! » me gourmandille-t-elle

La mouche n’était pas assez juteuse

Trop véreuse sans doute

Pour  ma vétilleuse amie

 

Et mardi donc :

« Lésineuse ! » gouaille-t-elle

Le moucheron est anorexique

Faudrait-il que je rabatte

De la drosophile pour elle 

Tissant mon fil de pêche ?

 

Mercredi, elle me jette « demi-passion »

Avec quelques gracieusetés tout de même

Mais dès le Jeudi, recroquevillée,

Elle se diagnostique une : « acédie torpide »

Ah ! les affres de la vie à deux

Elle s’afflige car je rentre tard

Et je me la sors de la tête

 

Vendredi est à la « billebaude »

Le désordre, le « tabut » crie-t-elle

Lui font danser la gigue sur un fil

Suspendue par une patte

Je maille vite un filet de secours

 

Pour satisfaire sa fièvre,

Elle ordonne un amusoir

Chaque premier samedi du mois

Quel vertigo est-ce donc là,

Belle arachnéenne ?

 

Et dimanche, la voici qui se lève

« A la venvole,  murmure-t-elle,

Je vais m’acagnarder dans ton fauteuil

Peut-être m’accointer avec une semblable

Galantiser une coquette

Qui ne troussera pas bagage comme toi »

 

J’ai une araignée au plafond

Qui a attrapé au vol les mots oubliés

Des fantômes centenaires de ma maison

Et je suis prise dans sa toile

Roulée dans son cocon de balivernes !

 

©Scarlett3

Dialogue avec « Mon frigidaire et moi », « Parlure »

Posté par Scarlett3 à 20:50 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Barrons-nous

 Barrons-nous tout azimut

Cognons double uppercut

Cognons  les trognes hilares

Des bourgeois ventripotents

Mercantiles creux du dedans.

Et par un cri plus grand

Que nos bouches écorchées,

Hurlons les mots rebelles

Par tous les pores de nos peaux,

Crachons l’écume de nos rages

Ressac aux limons sauvages.

Sur toutes peaux en oripeaux,   

Gravons les mots en résistance

Les rimes en transe enguenillées

A nos crinières en liberté.

Au grand brame du cerf en rut,

Barrons-nous tout azimut,

Clouons au poteau les barbares

Les charognards rognant nos ailes.

Et que brûlent les urubus

Au totem de la bohème.

Et dans un tohu-bohu de tous les ramdams

Frappons le soleil au tam-tam de nos mains.

        @ Mich’ Elle Grenier 

 En écho à je barre de Scarlett

 

 

 

                   

              

 

Posté par poemienne à 18:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]